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Le jour où je suis devenue végétarienne

<p><img src="/public/uploads/images/12088132_821232517994388_1983024161886745864_n.jpg" alt="" width="960" height="641" /></p>

Le 13 février 1997. Ou plus exactement dans la nuit du 12 au 13 février 1997, à la suite d’une intense discussion entre ... moi et moi même. C’était l’année de mes 15 ans. Pas toujours facile d’être prise au sérieux dans ses choix à cet âge là...

Je suis devenue végétarienne littéralement du jour au lendemain. Mais la réflexion a longtemps mûri avant ce passage à l’acte.

J’ai grandi à la campagne, là où foie gras, chasse et gibier font partie du paysage quotidien. Mais, dès toute petite, je dénotais.
Je n’ai jamais voulu manger de gibier. Dans mon raisonnement d’enfant, je voyais le méchant chasseur qui tuait un animal sauvage, l’enlevant brutalement à sa vie tranquille dans la forêt, et à sa famille. Tout ça pour que nous puissions le manger, alors que nous n’en avions pas la nécessité vitale. Je ne comprenais pas que l’on puisse faire ça, cela me paraissait d’une cruauté sans nom.
Même si mon raisonnement s’est ensuite sophistiqué, ce ressenti en est la base. Pourquoi tuer des animaux alors que cela ne nous est pas vital ?

En grandissant, j’ai gardé ce raisonnement, cette perception enfantine, mais je me suis mise à penser aux autres animaux présents dans mon assiette... Le poulet, le boeuf qu’on élève pour être tués et mangés. Finalement, est-ce que ça n’est pas pire encore que les animaux qui ont connu la vie en pleine nature ? N’est-il pas complètement absurde de créer des vies pour ensuite les détruire ?
Ce pouvoir de vie et de mort que nous avons nous, humains, sur les animaux ne me convenait pas. J’étais de plus en plus mal à l’aise face au fossé qui se creusait entre mon assiette et mes convictions. J’ai commencé à parler de végétarisme. A l’époque, sans internet, c’était plus compliqué de trouver des informations (nutritionnelles entre autres), et de rencontrer d’autres végétariens. Cela me faisait un peu peur, et surtout, j’avais peur de compliquer la vie quotidienne de ma mère avec qui je vivais. Je ne cuisinais pas encore (ou quelques rares pâtisseries), je craignais d’être un poids supplémentaire, et d’alourdir le quotidien en devant lui faire cuisiner des plats différents, ou adaptés.

Et pourtant, malgré ces craintes, ce soir là, dans mon lit, avant de m’endormir, je me suis dit que ça n’était plus possible. Je ne pouvais plus cautionner ce système, cette industrie de mort. Je ne voulais plus manger d’animaux.

Le lendemain, ma décision était annoncée. Et depuis ce jour là, je n’ai plus mangé de viande ni de poisson. Les réactions de mon entourage étaient plus proches de l’incrédulité que d’une véritable opposition (comme c’est malheureusement le cas pour beaucoup de personnes qui deviennent végétariennes) : “mais tu adores la viande”, “ça va te passer, dans 3 mois tu en remangeras”... Et non, j’ai tenu bon, malgré les railleries, les blagues pas drôles, le manque de considération, et les moments de solitude lors des repas de famille (heureusement fort peu nombreux).
Je dis “j’ai tenu bon”, mais ça n’est pas le bon terme. Je n’ai pas eu à “tenir” quoi que ce soit, car être végétarienne n’a jamais été une épreuve, c’est devenu une part fondamentale de mon identité, de qui je suis, de qui j’ai choisi d’être.
Et je suis fière de ce choix.

Le végétarisme est un choix, une prise de conscience qui peut arriver à n’importe quel moment de la vie. Chez moi la transition s’est faite du jour au lendemain, mais chez certains, il y a une période de transition, de “flexitarisme”. Chacun va à son rythme... A mon sens, avoir conscience de l’impact de sa consommation de viande et décider de la réduire est déjà un énorme pas! Il a fallu presque 15 ans à mes parents pour changer leur mode d’alimentation, mais ils sont venus, tout doucement, par eux mêmes, à une baisse importante de leur consommation de viande.

Devenir végétarien, c’est faire le choix d’un mode de vie respectueux des animaux, de la planète et de sa santé. Le monde végétarien n’est pas triste, il suffit de se balader sur les blogs de cuisine végétarienne pour s’en rendre compte. C’est d’ailleurs mon meilleur argument lorsque je parle de végétarisme : ma cuisine : inventive, sans cesse renouvelée au rythme des saisons, colorée, équilibrée, gourmande, festive et savoureuse !

Azilis Le blog végéta*ien de Rose Citron

Un article par Azilis de Rose Citron

Azilis

Je m’appelle Azilis, je suis une jeune toulousaine d’adoption, et je suis végétarienne depuis l’âge de 15 ans. J’ai décidé de commencer le blog végéta*ien de Rose Citron pour partager ma passion de la cuisine, et montrer que la cuisine végétale n’est pas triste et monotone, mais qu’elle est au contraire gaie et variée !