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5 questions/réponses sur le végétarisme, après 3 ans de pratique

<p><img src="/public/uploads/images/PortraitPauline.png" alt="Pauline" width="2048" height="1365" /></p>

Depuis 3 ans que je suis végétarienne, on a dû me poser au moins trois cents questions sur le sujet, mais il y a toujours les classiques, celles qui reviennent à chaque nouvelle rencontre. Le végétarisme n'est pas encore monnaie courante, et il soulève encore pas mal d'interrogations, d'inquiétudes même. A force d'y être confrontée et d'avoir à rassurer : "non, je ne mange pas que de la salade, oui, les chips c'est végétarien", j'ai dressé une petite liste des questions incontournables et de leurs réponses, fignolées par des lectures, des discussions et de la pratique quotidienne. J'espère qu'elles vous seront utiles pour vous faire une idée de ce que ça veut dire, être végétarien !

1. C'est quoi la différence entre végétarien, végétalien, végane, je comprends rien, help !

question femme

On voit beaucoup de plats "végétariens" dans les restaurants qui comprennent du poisson, et un jour quelqu'un m'a dit : "Tu es végétarienne ! Moi aussi, enfin, je mange pas de viande rouge mais parfois du poulet parce que c'est super bon." Difficile, dans ces conditions, d'être totalement au clair sur ce qu'est vraiment le végétarisme, et encore moins sur ses déclinaisons. Techniquement, être végétarien, ça veut dire ne pas manger de chair animale : viande, qu'elle soit rouge ou blanche, crustacés et poissons sont bannis de l'alimentation. Certaines personnes se disent végétariennes tout en mangeant de la viande, ou des moules, ou du surimi : c'est leur choix, mais il vaut mieux partir du principe que c'est loin d'être le cas de la majorité !

Les végétaliens, eux, vont un peu plus loin : ils n'intègrent dans leur régime alimentaire aucun aliment issu des animaux. Cela comprend les produits laitiers, les œufs, le miel, la propolis, etc. Quant aux véganes, ils font de ces principes un mode de vie et excluent quant à eux tous les dérivés animaux, comme la cire d'abeille, la soie et la laine. Là encore, chacun trouve midi à sa porte : il existe des véganes qui ne sont pas contre la consommation d'œufs tant qu'elle provient des poules de leur propre jardin, dont ils savent très bien qu'elles ne finiront pas en pot-au-feu dès qu'elles ne pondront plus. Il vaut mieux prendre le temps de demander à chacun ce qu'il en est, et de se faire des avis informés sur chaque situation.

2. Mais pourquoi devenir végétarienne ?

supermarché

Pour ma part, je suis végétarienne depuis maintenant 3 ans de manière un peu fortuite : n'ayant jamais été très fan de viande (gras, sang, os = berk pour moi depuis longtemps), quand j'ai emménagé seule et que j'ai constaté le prix élevé de la viande, je n'ai pas beaucoup hésité avant d'essayer de m'en passer. Par la suite je me suis renseignée sur les différentes raisons qui peuvent pousser à devenir végétarien. D'un côté, l'impact écologique de la viande est non-négligeable : pour produire 1kg de bœuf, il faut utiliser environ 15 000 litres d'eau ! A savoir que la grande majorité des terres agricoles de la planète est dédiée non pas à l'alimentation directe de l'homme, mais à celle du bétail. Du point de vue de la répartition des richesses, on n'est pas sans savoir que la viande, surtout rouge, est surtout l'apanage des riches. Et pour cause : toujours pour 1kg de bœuf, on utilise 7kg de céréales. En réduisant la viande, on peut donc contribuer à nourrir beaucoup plus de gens sur la planète. De plus en plus d'études prouvent que la trop grande consommation de viande, surtout rouge, peut entraîner des problèmes de santé comme des troubles cardio-vasculaires, l'obésité, des cancers, etc. Enfin, la question de la souffrance animale peut également peser dans la balance : je ne suis plus sûre du tout que mon goût pour les nuggets vaille vraiment le coup de tuer les poussins à la naissance. Quoi qu'il en soit, cela explique pourquoi les végétariens ne le sont pas tous pour la même raison !

3. Tu as des carences, non ?

La grande carence qui fait peur, celle qu'on me ressort souvent quand je dis que je suis végétarienne, c'est la fameuse "carence en protéines". Il faut savoir que dans nos sociétés occidentales, où on a tendance à manger plus que nécessaire et pour la plupart d'entre nous, toujours à notre faim, la carence en protéines n'existe pas ! Il y a des protéines partout, ce n'est pas réservé à la viande ! Alors certes, il y a des nutriments, comme le fer, qui sont parfois mal assimilés depuis des sources végétales plutôt qu'animales, mais en se renseignant quelques minutes, en en parlant avec un médecin ouvert d'esprit, on trouve des solutions. Non, manger de la viande n'est plus vital pour la santé humaine, mes amies végétariennes depuis 20, 30 ou même 40 ans peuvent en témoigner ! La seule carence à laquelle on doit faire attention, si on décide de se passer de produits laitiers et d'œufs, est la carence en B12, qui peut avoir de graves conséquences. Introuvable dans les végétaux, cette vitamine ne l'est pas non plus vraiment dans la chair animale, puisque tous les animaux sont supplémentés de leur vivant en B12 pour la transmettre à l'humain via leur viande. Plus d'inquiétude : le régime végétarien est bon pour la santé et quand il est varié et composé d'ingrédients frais et de qualité, il ne pose aucun problème de carences. Exactement comme le régime omnivore, finalement…

4. Ca te manque pas, la viande ?

steak vege

Comme je le disais, je n'aimais pas particulièrement la viande, alors non elle ne me manque pas. Je vis en revanche avec quelqu'un qui adorait ça, et aussi étonnant que cela puisse paraître, lui non-plus n'est pas frustré du tout de ce changement d'alimentation ! Pour nous, devenir végétariens a surtout signifié révolutionner notre alimentation. On a découvert pléthore d'aliments qu'on ne connaissait pas du tout, des saveurs jusque-là ignorées. Avocats fondants et sauce soja, la saveur délicate du tofu fumé aux herbes, les champignons shiitakés revenus avec du gingembre, les lentilles corail mijotées dans une sauce épaisse de tomate et de lait de coco… Les possibilités sont devenus infinies dès qu'on a regardé notre assiette autrement que comme la simple division "viande, féculents, légumes". Depuis qu'on est végétariens, on se régale tous les jours et nos plats de la flemme ou des placards vides sont mille fois plus savoureux que le steak-pâtes qu'on mangeait avant. Internet regorge de super blogs de cuisine végé, sans compter les dizaines de livres de cuisine sortis sur le sujet ces dernières années et qui en mettent plein la vue et les papilles.

5. Tu t'en sors comment, au restaurant, en famille ou entre amis ?

Mon végétarisme n'a pas été forcément facile à digérer (oh oh oh) dans ma famille où la viande a une place prépondérante à table. Après trois ans sans écart, sans déroger à ma propre règle, c'est rentré dans les habitudes et on pense souvent à moi, sans forcément improviser un plat totalement végétarien rien que pour moi (ce que je ne demande pas), mais en achetant par exemple des steaks végétaux ou des petits émincés de soja et blé qui sont de plus en plus accessibles dans la plupart des supermarchés en France. Ca, c'est vraiment génial : la démocratisation des produits végétariens démarginalise ce mode de vie. Et c'est pareil pour les restaurants : il existe de plus en plus de plats végétariens sur les cartes des restaurants, et quand ce n'est pas le cas, j'ai deux solutions. La première : opter pour un restaurant de cuisine "du monde". Italien, indien, vietnamien, thaï… ces cuisines ont pour la plupart de délicieux plats naturellement végétariens à la carte. Deuxième option : assumer mon régime alimentaire et demander à végétaliser un plat, en enlevant par exemple les lardons dans tel plat, les gésiers dans telle salade. Un bon restaurant ne vous refusera jamais ça !

Quand j'ai décidé de devenir végétarienne, il y a un peu plus de trois ans, je ne me suis rien imposé : pas de deadline, pas d'austérité, autant de temps que nécessaire pour m'y faire. Aujourd'hui, je ne me vois pas du tout revenir en arrière sur ce choix qui m'a été bénéfique tant d'un point de vue santé (plus de maux de ventre et de difficultés digestives) que d'un point de vue moral : je suis plus en accord avec mes convictions et mes idéaux d'écologie et d'équité. Je ne vois plus mon assiette autrement que végétale, et c'est un véritable bonheur : je mange bien, ce que je mange est bon, et grâce aux recettes que j'ai emmagasinées, testées et approuvées au fil des années, j'épate toujours la galerie quand j'invite amis et proches à dîner. La cuisine végétarienne est pleine de saveurs, de couleurs et d'amour. L'essayer, c'est l'adopter !

Un article par Pauline de Un Invincible été

Pauline

Végétarienne depuis trois ans, j’ai à cœur de proposer sur mon blog des articles vivants et joyeux, à l’image de ce que je suis. Et si je suis aussi heureuse, c’est notamment grâce à ce changement d’alimentation qui m’a fait découvrir de nouveaux horizons. Et si on mettait à bas les clichés sur le végétarisme ensemble ?